« La conversion de l'industrie au développement durable ».
Billet réalisé après un entretien avec Gerard Mercher, Le Havre Développement
Réduire les rejets dans l'atmosphère
Dans le cadre de la réduction des rejets des GES (gaz à effet de serre) dans l'atmosphère, Le Havre est en avance. Notre communauté travaille depuis longtemps dans la recherche sur la diminution des rejets du CO2, ce travail s'inscrit dans le cadre d'un partenariat entre l'école des mines et l'Université. Il a reçu le soutien de l'Institut Français du Pétrole et de l'Union Européenne. Nous y consacrerons 4.5 M sur 3 ans.
Son principe est simple : Capter les émissions de la zone industrielle du Havre et de Rouen puis les transporter via un carboduc longeant la vallée de la Seine et enfin stocker ces gaz, soit dans les acquifères salins du Bassin Parisien, soit dans les champs déplatés de la Mer du Nord.
Mais un grand travail reste à faire sur les possibilités de réemploi, encore très faibles pour le moment. On émet 17 Mt de CO2 et actuellement nous n'en recyclons que 0.5Mt.
Imaginer le photovoltaique industriel
Une des filières qui semblent la plus intéressante en matière de conversion au photovoltaique, est celle de la logistique. Sur la zone industrielle du Havre, 120 hectares de toitures sont équipables. Ce chiffre devrait atteindre 200 hectares en 2030. Le prochain projet logistique à se réaliser, celui de SDV offrira 3200 metres carrés supplémentaires de toitures. Tous ces logisticiens songent à équiper leurs toitures. Ces projets devraient se réaliser rapidement, les technologies sont aujourd'hui plus performantesz et moins cheres et bien que leprix de rachat soit beaucoup moins subventionné, le retour sur investissement est assez rapide. Ces centrales photovoltaiques constituent un reamraquable gisement d'énergie. Totalement intégrés au paysage existant, proches des lieux de consommation, facilement démontables, ces équipements sont au moins aussi intéressants que l'éolien offshore. Cette solution d'avenir a besoin d'un chef de file pour éclore, hélas l'exécutif actuel de la Région semble moins s'y intéresser.
Investir l'éolien off shore
Actuellement c'est l'énergie nouvelle qui a le plus de partisans. Il faut dire que le littoral de la Manche est un site propice et que la filière est aujourd'hui très mature. D'ailleurs tous les grands indusrtriels du secteur, à commencer par les leaders sont débordés et de nouveaux fabricants devraient voir le jour. Dans notre Région la base industrielle est en voie de réalisation. Et pour travailler en Manche, trois ports ont la taille critique : ce sont Dunkerque, Cherbourg et surtout Le Havre. Sous l'impulsion d'Antoine Rufenacht, les industriels de la métallurgie se sont constitués en groupe de travail. Une visite à St Nazaire et une rencontre avec son maire Joel Bateux ont permis de mesurer tout l'interet d'une collaboration. Et un site de 50 hectares a d'ores et déjà été reservé sur la zone industrielle du Havre. Le simple assemblage des éoliennes ne présente en terme d'emplois que peu d'intéret, il faut viser la fabrication la construction et la maintenance, nous en avons les capacités. Rappelons qu'à Brème en Allemagne, un parc dédié de 30 hectares accueille une dizaine d'entreprises du domaine qui ont créés 300 emplois.