La volonté de développer notre Estuaire
Les élus de l’Estuaire se bougent. Il faut dire, qu’avec la présence, d’Antoine Rufenacht, notre Commissaire préféré, l’adhésion est souvent unanime.
Lundi 9 janvier, il réunit le Comité des Elus de l’Estuaire où Patrice Gélard m’a demandé de le représenter. Nous sommes très bien accueillis au lycée agricole de Lieury, dans le Calvados. Les bâtiments administratifs sont en effet hébergés dans un ravissant petit manoir bas normand.
La conférence du jour est donnée par le géographe Martin Vanier, que je connais un peu, et porte sur le devenir des régions industrielles. Dans son exposé, il met en évidence, la fin du modèle « DELOUVRIER» ; ce modèle de la France des années Pompidou où l’Etat planifie le développement de l’industrie française et confie cette planification à un haut fonctionnaire, en l’occurrence, Paul Delouvrier. Ce modèle, d'essence jacobine a vécu. Dans le nouveau modèle, d'esprit plus girondin, les territoires doivent prendre leur destin en mains.
C’est d’ailleurs le sens de la création des Régions françaises. Elles voient le jour dès 1955 pour « promouvoir l'expansion économique et sociale des différentes régions ». Cette vocation à générer du développement économique est inscrite dans leurs gènes ! Je ne peux que regretter une nouvelle fois l’absence d’ambition dans ce domaine du Président Le Vern et de sa majorité qui n’arrivent pas à trouver les bons interlocuteurs pour relocaliser les unités de production en Normandie. Incapacité dûe à un manque d’initiative et de mobilisation dans ce domaine.
C’est tout le contraire qui se produit le lendemain aux Docks Café !!!
Une nouvelle réunion publique sur le projet LNPN se déroule ayant pour thème le fret. C’est à priori un sujet qui ne passionne pas les foules et qui s’adresse plutôt aux industriels. Et pourtant, nous sommes plus de 600 à avoir répondu à l’appel. La salle principale est pleine et deux autres salles ont été ouvertes pour permettre à tous d’assister aux débats.
Voilà le résultat de la mobilisation des Havrais autour de leurs institutions (Ville, Port, Chambre de Commerce) pour défendre ce projet que chacun appelle de ses vœux : "Le Havre-Paris en 1h15"
Voilà, réunie autour d’Antoine Rufenacht, l’expression d’une ambition et d’une volonté d’action.
Hubert Dejean de La Bâtie