Pour une révolution démocratique

Publié le par Hubert Dejean De La Batie

  DSC_0238.JPGAlors que s’annonce en 2014 une année électorale chargée, il convient de jeter les bases d’une réconciliation entre le citoyen et le politique : la révolution démocratique.

 

Une France d’Ancien Régime.

 

A l’approche des fêtes, la France est morose. Il faut dire que notre bon vieux pays présente aujourd’hui un visage d’Ancien Régime. Les inégalités en matière d’emploi, de retraite ou de protection sociale se sont accrues. Les corporatismes ont fleuri. Les doléances et révoltes locales se succèdent. La fiscalité devient confiscatoire et le train de vie de l’appareil d’Etat ponctionne 56% de la richesse nationale. L’aspiration de nos concitoyens à un profond changement de modèle est réelle. Face à cela, la réponse des politiques est faible ; c’est là la raison majeure de leur discrédit dans l’opinion publique. Discrédit qui risque fort de se manifester lors des prochaines échéancesélectorales qu’elles soient municipales ou européennes.

 

Une réponse inadaptée à une situation nouvelle.

 

Deux réponses politiques dominent. La tentation de Maginot, l’isolement derrière un cordon sanitaire et son illusoire protection contre les effets de la mondialisation, est le modèle retenu par les populistes de droites comme de gauche. Le fatalisme oriental prôné en son temps par François Mitterrand, qui affirmait que l’indifférence était la qualité la plus nécessaire en politique, est le modèle choisi par François Hollande. Or la situation ne changera pas d’elle même. La crise dont on parle depuis 40 ans n’est plus une crise. Ces années de croissance faible que nous connaissons caractérisent les sociétés post-industrielles et il faut inventer de nouvelles gouvernances économiques et sociales qui tiennent compte de cette donne.

 

De l’audace  et du courage.

 

Les bases fondatrices d’un renouveau passent par la volonté politique. Elles sont connues, et furent en leur temps jetées par De Gaulle ou Kennedy, il nous faut du courage et de l’audace. Le courage de reconnaître que jusqu’à présent nous avons produit trop de normes et bien peu de réformes. L’audace de reconnaître qu’il nous faut revenir à plus d’égalité avec, par exemple, un contrat de travail unique et un régime de retraite unique, sans régimes spéciaux. Le courage de reconnaître que tous ceux qui créent de l’emploi rendent service à la société et méritent d’être reconnus et soutenus.  Les Français ont du talent, de l’énergie et un profond attachement à leur pays. Ils sont prêts à soutenir des élus qui leur proposent une vision, de l’espoir et de l’action.

 

Les politiques doivent montrer l’exemple.

 

Nos concitoyens jugent assez sévèrement la classe politique et ont le sentiment que les élus n’ont plus de prises sur les évènements. Le spectacle offert par certains est dévastateur en termes d’image : prise illégale d’intérêt, multiplication déraisonnable des mandats, parachutage d’une ville à une autre pour servir les intérêts d’une carrière politique;… Ces pratiques doivent cesser ! Les Français dessinent facilement le profil  de l’élu qu’ils espèrent. Un élu qui « aime les gens », qui représente légitimement son territoire, qui consacre son temps et son énergie à la défense de l’intérêt général, qui est capable de donner du souffle à ses projets et qui ait la faculté, par son talent et son audace, de faire bouger les lignes. À nous d’être à la hauteur de ces attentes. C’est à ces conditions que nous réconcilierons nos concitoyens avec la politique. Et c’est cela, la révolution démocratique que nous devons accomplir.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article