Les grecs malades de l’Europe ??
Diner à la maison avec une joyeuse bande de copains qui ont l’habitude de naviguer en mer Egée entre les Iles grecques et les côtes turques. Nous abordons une fois de plus, le problème grec.
Il y a 5 ans, nous étions dans le port d’Antalya en Turquie. Les discussions, en Europe, portaient alors sur l’adhésion de leur pays à l’Union Européenne. J’étais, et le suis toujours, hostile à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. Inutile de vous dire, que les discussions étaient assez chaudes avec mes interlocuteurs turcs. Ils trouvaient que nous étions beaucoup trop généreux avec les Grecs et que nous leur donnions de mauvaises habitudes « Avec l'Europe, vous les pourrissez… »
Il y a 2 ans, alors que nous remarquons de plus en plus une indolence croissante dans l’accueil chez nos amis grecs, le sujet revient sur le tapis lors d’une escale à Bodrum, l’ancienne Halicarnasse. Mes interlocuteurs turcs ont changé de point de vue. « Ton Europe on en veut plus, vous faites rentrer n’importe qui, vous avez pris la Roumanie et pire encore la Bulgarie ».
L’été dernier, le contraste est encore plus saisissant, la Grèce semble n’avoir tiré aucun parti de son adhésion à l’Europe, et les signes avant-coureurs de la faillite sont là !! Alors que dans le même temps, la Turquie rayonne, déborde d’activités et accueille des flots de touristes.
Incroyable démonstration de ce que l’initiative individuelle et l’absence d’assistanat peuvent donner à un peuple et à son économie, cet élan collectif qui lui permet de se développer.